Trucs Astuces entrepreneuriat international

« Il ne suffit pas d'engranger les récoltes du savoir, du savoir-faire, ni de vendanger les fruits du savoir être et du savoir devenir, encore faut il accepter de les offrir pour s'agrandir ensemble» Jacques Salomé.

Ce blog est une chronique qui regroupe un ensemble de petits « trucs » relatifs aux affaires internationales. Il propose quelques « astuces » pour se familiariser avec l’entreprenariat international.

Enfin, il fonctionnera grâce à vous parce que : "Le monde du partage devra remplacer le partage du monde" Claude Lelouch.

lundi 30 novembre 2009

Mille fois merci


Mille fois merci pour ces milles clics (le 01 décembre 2009 à 8heures 27) qui donnent envi de continuer. Nous ne sommes pas dans les Mille et Une Nuits, mais néanmoins nous travaillerons à ce que le contenu de chaque billet en soit aussi riche.

Mon seul regret, l’absence de commentaires.

Réagissez donc chers lecteurs!

vendredi 20 novembre 2009

Le client ennemi du marketing ?

Client ciblé verroué
Le marketing dans son organisation et ses pratiques ressemble à un état major d’armées engagées dans une bataille. Les grades et les fonctions pullulent et la hiérarchie est l’une des choses la mieux respecté. En effet, les chargés de … sont avec les chefs de…, constituant un task force en réunion de planification, de crise, de coordination,... pour occuper ou défendre des parts ou des portions de marché, conquérir ou fidéliser de la clientèle...


Dans tous les cas, le consommateur doit être conquis et fidélisé, les non consommateurs sont soit relatifs ou absolus. Mais même absolus ils ne "doivent " être neutres ou passifs il faut les transformer en influenceurs ou en prescripteurs, ou même les amener à consommer des offres dérivées ou liées.

Le client est au cœur de toutes les batailles, quelque soit leur forme : guérilla marketing, street marketing, B2B, One 2 One…

Le marketing mobilise, forme, motive et lance ses troupes, massivement ou sous forme de raids à la conquête de ces cibles. Et comme le dit si bien Marie-Anne DUJARIER « Cible. En marketing, ce qu'il faut toucher pour ne pas couler. ».

La "cible"(le client bien sûr) est identifiée, profilée, segmentée, touchée... On se focalise, on se diversifie pour l’avoir et même la garder (la cible bien Evidemment) . Et après l’avoir fidélisé (souvent avec des barrières), il faut le rentabiliser :puisqu’il est le produit d’une conquête.


Alors le client ennemi ?

Bien entendu, ce n’est pas en ces termes que se pose la question car tout ceci ne sont que mots. Ceci est effectivement un constat, le lexique marketing est malheureusement constitué de mots issus du monde martial. L’influence des doctrines militaires est dominante, non seulement au niveau de la définition des concepts, mais aussi au niveau du style et de la conduite des opérations (autre mot militaire).

Même si les mots expriment la pensé ils ne suffisent pas toujours à décrire le fond de cette pensé. Les marketeurs sont les premiers à savoir que le client ne saurait être traité en ennemie. Toutes les entreprises quelque soit leur taille ou leur secteur ont compris qu’il faut mettre la satisfaction du client au cœur de leurs priorités.

De ce fait, les mentalités sont entrain de changer et les mots prennent d’autres significations. Ainsi, prospecter ne veut plus dire aller à la chasse aux clients, mais plutôt aller à sa rencontre pour s’informer et aussi l’informer. Cela signifie concrètement d’identifier les besoins du client et d’évaluer sa satisfaction pour que les prestations se rapprochent le plus possible de ses attentes.

Alors le client n’est ni ennemi, ni ami mais plutôt partenaire. Il est le garant de la réussite et même de la pérennité de l’entreprise offreuse. Si l’entreprise recherche du profit le client lui recherche de la satisfaction à un besoin, à une attente. Pour une entière satisfaction de la relation client-fournisseur, c’est le gagnant gagnant qui est envisagé. Cette approche du client a pour l’entreprise de nombreux avantages :
- elle permet d’améliorer la qualité des produits et la satisfaction des clients;
- elle permet de limiter les plaintes et les contentieux;
- elle permet donc d’être plus concurrentiel : des produits de meilleure qualité, une meilleure image auprès des clients, des défauts en baisse : c’est le cercle vertueux de la performance qui s’amorce ainsi.

"Si tu vaincs un ennemi, il sera toujours ton ennemi. Si tu convaincs un ennemi, il deviendra ton ami" Morihei Ueshiba

samedi 7 novembre 2009

Le consommateur

Le consommateur du XXIe siècle n’est pas du tout compréhensif à l’égard du marketing, nous mettant toujours en conflit avec nos supérieurs, qui à leur tour rentrent dans leurs petits souliers face aux actionnaires.
Je vous assure, il est trop compliqué, court après le prix le plus bas, court après l’hyperchoix, déconsomme, est alterconsommateur, est vraiment infidèle et versatile, n’est même pas capable de comprendre le produit… Voir la suite ici.

Mais le marketeur est très fort, jamais découragé, jamais à cours d’idées, tout pour accrocher le consommateur, ciblé, qualifier, segmenté et même "one to oné". Le street marketing en est une parfaite illustration. Botte sécrète il se décline par des actions en rue ou encore via des vidéos sur internet ou à la télévision en diffusant un large appel au public. Il fait généralement appel à des hôtesses et hôtes (trooper) ou encore des campagnes d'affichages, légales ou sauvages.

Comme l'a dit Confucius "une image vaut mille mots". Regardez donc.























































"La publicité est à la consommation ce que l'érotisme est à l'amour. Le plaisir ne suit pas toujours..." Philippe Bouvard

mardi 3 novembre 2009

La compensation un moyen de négociation à l’international













La compensation ou clearing en Anglais est une opération commerciale internationale par laquelle le vendeur-exportateur s’engage à réaliser dans le pays de l’acheteur-importateur des achats, des transferts de services notamment, en échange de la vente qui n’est effectuée qu’à cette condition.

Il exige de la part des parties au contrat:
• de veiller à la qualité et au type des produits à prendre en charge ;
• de veiller signer deux contrats commerciaux séparés l’un à la vente, l’autre à l’achat ;
• de définir la valeur d’échange en tenant compte des disagios à verser (sans se référer au prix du marché);
• de définir un taux contractuel de la devise ainsi que le taux de compensation ;
• de tenir compte de l’assistance d’un spécialiste.

Le clearing n’est surtout pas à confondre avec un financement, même complexe. Par contre pour sa mise en œuvre elle utilise toutes les formes possibles de crédits bancaires internationaux.

I. Les modalités de mise en œuvre de la compensation

Les compensations se présentent sous des formes commerciales, financière et industrielles :

Les formes commerciales de la compensation
• le contre-achat ou counter purchase est un achat en contrepartie de la vente de biens de consommation, d’un certain pourcentage en marchandise locales avec aussi règlement financier distinct pour la valeur du contre-achat.
• le Troc ou barter est un échange comme à l'ancienne, de marchandise sans transfert financier. Exemple:le programme pétrole contre nourriture en Irak, après la premier guerre du Golf.

Les formes industrielles de la compensation
• le Buy back ou achat en retour est un paiement par crédit export classique plus achat d’une partie de la production élaborée grâce à l’équipement qui fait l’objet de la vente. Exemple: vente d'une usine en contrepartie de l'achat de 10% de la production.
• l'offset est de la sous-traitance avec transfert de technologie dans le pays de l’acheteur. On ne doit pas confondre un transfert de technologie avec une cession de licence (formule en usage, même si la terminologie et le droit varient suivant les nations). Le transfert de technologie comporte un volet important: la communication d'un savoir faire adapté au contexte de l'acquéreur. Exemple : Airbus vend 150 A320 à Pékin et pourrait construire une usine d’assemblage en Chine.

Le clearing ou forme financière de la compensation, est le règlement de mouvements financier. Le clearing est un mécanisme permettant à des banques et des institutions financières, membres de la chambre de compensation, de régler les montants dus et de recevoir les actifs correspondants aux transactions qu'elles ont effectuées sur les marchés. Une transaction, matérialisée par l'achat d'une part, la vente d'autre part, a toujours un débiteur et un créditeur.











II. Appréciation de la compensation

La compensation permet la continuation de conclusion de grands contrats. C’est un concept apportant une réponse à la raréfaction de devises des pays émergents et à leur besoin d’équipement. Pour les pays fournisseurs.

Par contre, les opérations de compensations sont lourdes à monter de par leur nature juridiquement et techniquement complexe. Elles sont aussi difficiles à suivre et à contrôler. Elles sont difficilement accessibles aux PME.

L’offset a beaucoup été utilisé par l’Afrique du Sud, l’Inde et la Chine pour développer la coopération industrielle à l’occasion d’achat de technologie civile et militaire.

Une affaire est une affaire, et c'est toujours une victoire pour l'une des deux parties
.Willem Elsschot

vendredi 9 octobre 2009

UN PRIX REEL ET SERIEUX A L'INTERNATIONAL

Le prix est le montant monétaire échangé contre un bien ou un service lors d'un achat ou d'une vente ou simplement la valeur économique d'un bien. Quand au coût, c’est l’ensemble de charges supportées par une entreprise pour fabriquer les produits ou services qu'elle vend, ou par un individu pour s’en procurer. En effet, en économie et en finance, le concept de prix diffère de celui du coût en ceci que le coût a à voir avec les dépenses liées aux intrants alors que le prix a à voir avec la vente ou la valeur psychologique qu'est prêt à payer le consommateur ou le client. Ce qui est pour l'un un prix de vente est pour l'autre un coût d’achat et si la valeur numéraire est par définition identique, les problématiques en jeu sont très différentes.

Formation du prix

En économie centralement planifiée, système des états communistes telle que la Birmanie, Cuba, la Chine même si ce dernier est un paradoxe politique et un casse tête économique (premier pays communiste est aussi le plus grand pays capitaliste), les prix sont fixés autoritairement par les pouvoirs publics, selon qu'ils estiment qu'un produit est utile (le prix est subventionné) ou nuisible à la société (le produit est renchéri).

En économie de marché, le prix, appelé prix de marché résulte de la libre confrontation de l'offre et de la demande sur le marché. Le prix influe à son tour sur l'offre et la demande et l'allocation des ressources. Au sein de ce type d'économie, la notion de rareté fait monter les prix.

Dans certaines situations (comme dans une économie de guerre), ou dans certains systèmes interventionnistes (économie planifiée), les autorités recourent au "contrôle des prix", ou du moins de certains prix pratiqués sur le marché, ou encore influent sur l'offre (protectionnisme, subvention...) ou la demande (rationnement).

C'est tout comme en Algérie, pour faire face au sempiternel problème de la flambée des prix, de la viande notamment, lors du mois du Ramadhan l’état a fixé les prix des viandes blanches à 250 dinars/kg et celui des viandes rouges à 680 dinars durant le mois de Ramadhan, et ce au niveau de 80 points de vente répartis sur 19 wilayas.

En 2008, au Zimbabwe ou à cause de l’hyper inflation l’état intervient pour contrôler les prix des produits de premières nécessité.

La liberté des prix n'existe en fait jamais, notamment à cause de l'impact de la fiscalité (taxe sur la valeur ajoute (TVA), contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S), l'impôt sur les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles (BICA), L'impôt minimum forfaitaire (IMF), le droit d'accise …) qui les concerne dans leurs marchés respectifs.


La politique de prix du fournisseur international


Pour une entreprise la décision du choix du prix de vente d'un produit est délicate car, un prix élevé peut procurer des marges unitaires importantes mais risque de décourager la demande. A l'inverse un prix unitaire bas procure de faibles marges unitaires mais peut générer des ventes en plus grandes quantités. En réalité la fixation d'un prix de vente relève d'un ensemble de facteurs dont les principaux sont les coûts, la demande et la concurrence.
Certains pensent que le prix constitue le plus important élément du plan de marchéage en raison de son importance au regard de trois univers différents : marketing, juridique et évidemment financier.




1° L’audit préalable du prix par l’entreprise exportatrice

Cet audit doit recouvrir trois composantes :
- la connaissance du marché étranger : réglementation, sensibilité socioculturelle, demande, prix de la concurrence;
- la situation financière de l’entreprise et son attitude face à la concurrence
- la détermination des objectifs de l’entreprise : objectifs marketing, financier ou éthiques.

2° Les facteurs de décision du prix par l'entreprise exportatrice

Cliquez pour voir le tableau :

















Définition de :
* Trade-off ou Analyse conjointe : méthode de traitement des données consistant à faire classer par ordre de préférence, par les personnes interviewées, des combinaisons de trois ou quatre attributs, en vue de déterminer, par l’analyse, le poids respectif (ou l’« utilité ») que ces personnes attachent à chaque attribut.

** Me-too : produit reprenant le positionnement et les attributs essentiels d’un produit concurrent (souvent le leader).

Les méthodes de fixation de prix de vente

1° L'approche par les coûts


Le prix de vente est alors fixé en majorant le coût de revient d'un pourcentage déterminé. C'est une méthode usuelle notamment dans le commerce. Il faut simplement prendre garde à ce que le prix ainsi fixé ne décourage pas les consommateurs. Dans l'industrie un problème apparaît du fait de la variabilité des coûts de revient avec les quantités produites.

L'usage d'un coût "normal" (coût d'imputation rationnelle) comme base de calcul semble donc préférable.

2° L'approche par la demande

Les quantités demandées varient en fonction des prix pratiqués par l'entreprise (élasticité de la demande par rapport aux prix). En général les prix et les quantités demandées varient en sens inverse car lorsque le prix monte les quantités demandées sont plus faibles. La connaissance des élasticités/prix permet à l'entreprise de fixer son prix de façon à obtenir la plus grande part de marché et/ou le plus grand bénéfice.

Dans cette optique la connaissance des zones d'acceptabilité et des prix psychologiques joue un rôle important.

Le prix d'acceptabilité ou prix psychologique est un prix que le plus grand nombre de consommateurs est disposé à payer. Il est généralement estimé après une enquête auprès de ces consommateurs.
Il faut savoir également qu'il existe des seuils psychologiques formés par les prix ronds et des prix jamais ronds ou prix rompus ou encore prix magiques. Exemple : 7,99 Euro ou 2999 F CFA par exemple. Le franchissement d'un seuil psychologique fait chuter la demande.

3° L'approche par la concurrence


L'idée est ici de se référer aux prix pratiqués par les concurrents. Lorsqu'il existe un leader sur le marché ou lorsqu'il existe un prix de marché certaines entreprises sont souvent amenées à positionner leurs prix et peuvent alors choisir soit de vendre plus cher (stratégie d'image) soit de vendre moins cher (guerre de prix).

4° La pratique de prix différenciés

Les entreprises pratiquent parfois des prix différents pour un même produit : en fonction des quantités commandées, ou de la qualité des clients (commerçants, particuliers), ou des régions de vente, etc. Dans le domaine des services il peut exister des critères plus subtils tels que la période de vente (hôtellerie, transports, cinémas, etc.), la catégorie du client (cinémas) ou même le comportement d'achat (location de voitures). Les limites de ces pratiques sont commerciales et légales. Commercialement il ne faut pas que les clients qui payent moins cher fassent fuir les autres. D'un point de vue légal les prix constituent un domaine très réglementé.

5° Le prix du produit nouveau


Il existe trois stratégies de prix pour une entreprise lors du lancement d'un produit sur le marché :

La stratégie de pénétration qui correspond à fixer un prix inférieur à ceux pratiqués par la concurrence (considérée comme de la publicité déguisée).
La stratégie d'alignement qui correspond au fait de fixer des prix égaux à la concurrence et enfin.

La stratégie d'écrémage qui a pour but de fixer un prix supérieur à la concurrence (recherche qualitative).

Cliquez pour voir le tableau :


















La notion de prix réel et sérieux

Pour qu'une vente soit valable, il faut que le prix soit réel et sérieux.
Le prix réel et sérieux est une notion juridique selon la quelle, le prix (ou la rémunération) de la vente d’un produit ou d’une prestation doit être déterminé et désigné par les parties au contrat. Cette notion prend en compte la vente réalisée à un prix symbolique, même augmenté d'une contrepartie en nature.

Il convient tout d'abord de rappeler que la conclusion du contrat (et pas seulement en droit commercial) repose sur le principe du consensualisme. Ce qui signifie que le contrat est formé et existe dès lors que les parties ont échangé leur consentement sur les deux éléments essentiels que sont la "chose" et le "prix". Si l'on traduit cela en langue droit du commerce la chose est la prestation intellectuelle ou technique, la mission et plus généralement le bien demandé au vendeur.

Ainsi sur la base de ce principe il suffit que les parties soient d'accord sur ces éléments (objet du contrat et prix) pour que le contrat existe, l'écrit n'est pas nécessaire. Attention cela ne signifie pas que le contrat n'est pas utile, bien au contraire, mais il n'est pas indispensable. Le problème qui peut naître de l'absence d'écrit est celui de la preuve de l'existence de la relation et surtout du contenu.

1° Prix déterminé et désigné par les parties :

- Le résultat d’un consensus;
- Le prix connu des deux parties ;
- L’adhésion à un prix préfixé ou affiché.

2° Prix symbolique :

Prix inférieur à la valeur de la transaction (une unité de prix nominal).

3° Prix augmenté d'une contrepartie en nature :

Contreparties sous forme d’un bien additif ou d’une prestation additive à l’objet de la transaction.

La notion de juste prix

Pour certain, le juste prix est une notion théorique et virtuelle plus proche de la valeur(estimation) que du prix (de marché).

Le juste prix serait, selon les approches :

• le prix potentiel estimé à partir d'éléments considérés objectifs (coût, utilité, rareté, etc.),
• un substitut du prix de marché quand il n'existe pas de marché organisé donnant une référence fiable sur le prix d'équilibre entre offre et demande ;
• le prix souhaitable en fonction d'appréciations considérées éthiques ;

Pour les actifs financiers, concernant la relation entre le juste prix et le prix de marché, il y a deux approches :
• l'hypothèse d'efficience du marché qui considère que les deux concordent ;
• et la finance comportementale qui note des écarts pouvant être importants et durables entre les deux.

Même si les prix déterminent le niveau des ventes et la rentabilité commerciale, ils doivent être arrêtés "au plus juste" dans un univers économique où :

• l'offre est de plus en plus diversifiée géographiquement ;
• le consommateur expert du zapping;
• la concurrents est de plus en plus vive et tout azimut;
• le cycle de vie extra-court des produits.

De ce fait, il est certain que l'un des aspects les plus compliqué du commerce extérieur demeure la politique de prix. Même si nous arrivons à connaître les niveaux de prix sur les marchés internationaux, nous restons toujours face au dilemme des prix globaux ou des prix locaux. Ce qui est certain, un prix mal fixé est dans l'absolu cause l'échec sur les marchés internationaux.

La rareté fait le prix des choses
.Pétrone
Dans le monde, on cache le ciel et l'enfer : le ciel, parce que si on en connaissait la beauté on voudrait y aller à tout prix ; l'enfer, parce que si on en connaissait les tourments, on voudrait les éviter coûte que coûte
. Le curé d'Ars

vendredi 25 septembre 2009

La function export moteur du development international

Toute entreprise souhaitant consolider sa dimension international, à travers une présence forte, doit créer sa propre fonction exportions. Le département export en est la pièce maitresse. Les objectifs assignés à un département export, sont de renforcer la présence de l’entreprise là où elle est déjà implantée, mais aussi d'ouvrir de nouveaux marchés, dans le monde entier.

L’internationalisation d’une entreprise se définie comme son extension sur des territoires géographiquement, culturellement, économiquement et juridiquement différents de ceux de son marché national ou local (dans le cadre de l’appartenance à une union douanière, comme c’est le cas de certaines entreprises de la zone UEMOA) dont elle est séparés par des frontières multiformes (naturelles, géopolitiques, tarifaires, fiscales, politico réglementaires, sanitaires et phytosanitaires…).
Selon Michael Porter, on trouve quatre type de stratégie d'internationalisation :
• l’orientation stratégique internationale ;
• l'orientation stratégique globale ;
• l'orientation stratégique multinationale ;
• l'orientation stratégique transnationale.

La direction ou le département d'exportation est l’instrument de mise en œuvre de la stratégie de marketing international. Il est avant tout une structure humaine avec un but concret : générer des ventes à international, tout en assurant la fidélité des clients.

Les grandes entreprises exportatrice confient la fonction exportation à une large équipe forment le département; à l'opposé, dans les PME, cette fonction est à la charge généralement d'une seule personne. Quelque soit la nature ou la taille de la firme, le plus important est de définir qui doit réaliser chacune des tâches spécifiques entrant dans le cadre du commerce international, qui sont :
• la recherche des marchés,
• la sélection, la segmentation et le ciblage des marchés,
• l'élaboration du plan de marketing international en fonction des 13 P du mix marketing,
• les voyages de prospection et contact avec les clients,
• la gestion administrative du département.

La direction ou le département exportations est le moteur de l'activité exportatrice des entreprises. Cette structure stratégique est sous la responsabilité d'un manager qui exerce sa mission soit sous la responsabilité directe de la Direction Générale, soit sous la responsabilité d’un Direction Export ou de la Direction Internationale, selon la structure de l'entreprise. En termes de responsabilité, il a en charge, dans le cadre de la stratégie globale, l'élaboration de la politique commerciale de l’entreprise à l’export. Il coordonne sa mise en œuvre et assure la gestion avec des objectifs de chiffres d'affaires, de marges et de rentabilité; il est impliqué sur le choix des investissements, notamment au niveau des structures telles que l'implantation de nouveaux bureaux commerciaux à l'étranger. Il participe aux négociations commerciales avec les réseaux de distribution à l’international et supervise la réalisation des accords commerciaux. Il a également un rôle de management : il encadre le plus souvent des chefs de zone Export ou des responsables de marché.

« Les restructurations d'entreprise sont en quelque sorte le poil à gratter de la mondialisation ». Pierre-Eric TIXIER

Source : EENI

lundi 14 septembre 2009

Mystère des mastères et autres masters

Le master est un diplôme

Le diplôme (grec ancien :δίπλωµα, diploma signifiant « plié en deux ») est un acte écrit émanant généralement d'un organisme officiel, conférant ou attestant d'un droit (patente, bulle), d'un titre (nobiliaire, professionnel), d'un honneur(décoration, prix) ou d'un grade (enseignement).

A ce titre, le diplôme certifie un niveau de connaissances (ou de compétences, pour les diplômes professionnels) que l'on reconnaît acquis après des études et la réussite à un examen, soit par équivalence dans le cadre de la validation des acquis de l'expérience (VAE).

Le terme master signifie "maître" en anglais. À cause de l'influence de l'anglais dans l'enseignement supérieur, un certain nombre de pays non-anglophones ont introduit dans leur langue le mot "master" ou "master's degree" pour renommer des grades ou diplômes préexistant ou bien pour nommer de nouveaux diplômes. Ceci s'est fait parfois en conservant le terme "maîtrise" comme intitulé d'autres diplômes.

Les DEA, DESS, laissent la place

DEA, DESS, maitrise, licence, DEUG l’époque de ces diplômes semble aujourd’hui révolu. Bienvenu aux concepts anglo-saxons dont le plus connu est le célèbre master.

Entre les masters universitaires, les mastères spécialisés, le master recherche ou professionnel, le MBA, avouez qu’il y a de quoi en perdre son latin. Plus qu’une question de sémantique, ces diplômes ou labels sanctionnent tous une formation de haut niveau. Mais ils n’affichent pas la même ambition et se distinguent par leur nature, leur recrutement et l’origine de leurs étudiants. Quand à Mastères, c'est simplement la francisation du terme Master.

Grade de l’enseignement supérieur, le master s’inscrit dans la démarche de l’harmonisation des diplômés, soit le LMD : L pour licence, M pour master, D pour doctorat. Le grade de master rassemble sous une appellation unique un ensemble de diplômes qui confèrent à son titulaire le grade de master (bac+5 en l’occurrence) ou de titres de même niveau.

Le master recherche est le digne héritier du diplôme d’étude approfondi (DEA), antichambre du doctorat et le master professionnel celui du diplôme d’étude supérieur spécialisé (DESS). Le master professionnel a pour vocation d’octroyer aux diplômés une qualification reconnue, une double compétence ou une spécialisation dans un domaine donné. Certains DESS s’étaient taillé une forte réputation auprès des recruteurs et cela ne risque pas de changer. Désormais, il conviendra de parler de MII. Diplômes universitaires par excellence, les masters recherche et professionnels se préparent à l’université mais aussi au sein des écoles d’ingénieurs ou de commerce.

Les Mastères Spécialisés, appelés plus communément MS, est un label a été créé par la Conférence des Grandes Ecoles. Les MS font de plus en plus parler d’eux et ont pour vocation première d'apporter une spécialisation de haut-niveau à des titulaires d’un bac+5, voire à des bac+4 dans certains cas spécifiques.

Le Master of Business Administration ou MBA, est le diplôme international d'études supérieures du plus haut niveau dans le domaine de la conduite globale des affaires : stratégie, marketing, finances, ressources humaines et management. A vocation non académique mais de conduite des affaires en entreprise, le MBA n'est pas un Doctorat ni un PhD. Il est différent du diplôme Master en Administration des Affaires.

L'Executive MBA a été au départ créé pour les seniors par l'Université de Chicago en 1943. Ces programmes destinés à des cadres supérieurs et à des dirigeants demandent une expérience significative en management et business. Les programmes d'Executive MBA s'adressent ainsi à des professionnels ayant un minimum de 8 ans d'expériences. En Europe, l'expérience moyenne des participants aux programmes les plus prestigieux (IMD - Lausanne, HEC - Paris) avoisine les 15 ans. Les cours d'Executive MBA se déroulent en temps partagés sur une durée variant généralement entre 16 et 24 mois. Souvent organisés en partenariat avec d'autres institutions internationales les programmes proposent fréquemment des séminaires à l'étranger. Certaines institutions offrent même un double diplôme permettant notamment l'accès aux associations d'anciens des deux universités. En quelques années, le succès des formations Executives n'ont cessé de gagner du terrain sur le créneau de la formation professionnelle en management.

Le diplôme est très important à plus d'un titre :
• il constitue avant tout une sorte de "passeport d'entrée" dans la vie professionnelle ;
• il peut servir de faire valoir en société: le diplôme à usage mondain...qui donne un certain crédit à ses dires et une position sociale ;
• il peut servir à exercer un travail en rapport avec sa formation ;
• il peut n’avoir qu’une valeur purement affective et morale: se dire qu'on a été capable de relever un défi et de rendre fier ses parents, remporter une victoire sur un destin annoncé ;
Le diplôme n’est ni un gage d'intelligence, ni un gage de savoir, il est simplement un postulat. Ce qui fait dire à certain : "Je préfère un autodidacte ou un expérimenté, c'est beaucoup plus concret...à un blanc bec diplômé!". A ce sujet, Doug Larson disait "l'ennui avec l'expérience, c'est qu'elle n'est pas sanctionnée par des diplômes".

Voir aussi: http://fr.wikipedia.org/wiki/Master_of_Business_Administration
Pour aller plus loin.