
Le prix est le montant monétaire échangé contre un bien ou un service lors d'un achat ou d'une vente ou simplement la valeur économique d'un bien. Quand au coût, c’est l’ensemble de charges supportées par une entreprise pour fabriquer les produits ou services qu'elle vend, ou par un individu pour s’en procurer. En effet, en économie et en finance, le concept de prix diffère de celui du coût en ceci que le coût a à voir avec les dépenses liées aux intrants alors que le prix a à voir avec la vente ou la valeur psychologique qu'est prêt à payer le consommateur ou le client. Ce qui est pour l'un un prix de vente est pour l'autre un coût d’achat et si la valeur numéraire est par définition identique, les problématiques en jeu sont très différentes.
Formation du prix En économie centralement planifiée, système des états communistes telle que la Birmanie, Cuba, la Chine même si ce dernier est un paradoxe politique et un casse tête économique (premier pays communiste est aussi le plus grand pays capitaliste), les prix sont fixés autoritairement par les pouvoirs publics, selon qu'ils estiment qu'un produit est utile (le prix est subventionné) ou nuisible à la société (le produit est renchéri).
En économie de marché, le prix, appelé prix de marché résulte de la libre confrontation de l'offre et de la demande sur le marché. Le prix influe à son tour sur l'offre et la demande et l'allocation des ressources. Au sein de ce type d'économie, la notion de rareté fait monter les prix.
Dans certaines situations (comme dans une économie de guerre), ou dans certains systèmes interventionnistes (économie planifiée), les autorités recourent au "contrôle des prix", ou du moins de certains prix pratiqués sur le marché, ou encore influent sur l'offre (protectionnisme, subvention...) ou la demande (rationnement).
C'est tout comme en Algérie, pour faire face au sempiternel problème de la flambée des prix, de la viande notamment, lors du mois du Ramadhan l’état a fixé les prix des viandes blanches à 250 dinars/kg et celui des viandes rouges à 680 dinars durant le mois de Ramadhan, et ce au niveau de 80 points de vente répartis sur 19 wilayas.
En 2008, au Zimbabwe ou à cause de l’hyper inflation l’état intervient pour contrôler les prix des produits de premières nécessité.
La liberté des prix n'existe en fait jamais, notamment à cause de l'impact de la fiscalité (taxe sur la valeur ajoute (TVA), contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S), l'impôt sur les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles (BICA), L'impôt minimum forfaitaire (IMF), le droit d'accise …) qui les concerne dans leurs marchés respectifs.
La politique de prix du fournisseur internationalPour une entreprise la décision du choix du prix de vente d'un produit est délicate car, un prix élevé peut procurer des marges unitaires importantes mais risque de décourager la demande. A l'inverse un prix unitaire bas procure de faibles marges unitaires mais peut générer des ventes en plus grandes quantités. En réalité la fixation d'un prix de vente relève d'un ensemble de facteurs dont les principaux sont les coûts, la demande et la concurrence.

Certains pensent que le prix constitue le plus important élément du plan de marchéage en raison de son importance au regard de trois univers différents : marketing, juridique et évidemment financier.
1° L’audit préalable du prix par l’entreprise exportatriceCet audit doit recouvrir trois composantes :
- la connaissance du marché étranger : réglementation, sensibilité socioculturelle, demande, prix de la concurrence;
- la situation financière de l’entreprise et son attitude face à la concurrence
- la détermination des objectifs de l’entreprise : objectifs marketing, financier ou éthiques.
2° Les facteurs de décision du prix par l'entreprise exportatriceCliquez pour voir le tableau :
Définition de : * Trade-off ou Analyse conjointe : méthode de traitement des données consistant à faire classer par ordre de préférence, par les personnes interviewées, des combinaisons de trois ou quatre attributs, en vue de déterminer, par l’analyse, le poids respectif (ou l’« utilité ») que ces personnes attachent à chaque attribut.
** Me-too : produit reprenant le positionnement et les attributs essentiels d’un produit concurrent (souvent le leader).
Les méthodes de fixation de prix de vente
1° L'approche par les coûtsLe prix de vente est alors fixé en majorant le coût de revient d'un pourcentage déterminé. C'est une méthode usuelle notamment dans le commerce. Il faut simplement prendre garde à ce que le prix ainsi fixé ne décourage pas les consommateurs. Dans l'industrie un problème apparaît du fait de la variabilité des coûts de revient avec les quantités produites.
L'usage d'un coût "normal" (coût d'imputation rationnelle) comme base de calcul semble donc préférable.
2° L'approche par la demandeLes quantités demandées varient en fonction des prix pratiqués par l'entreprise (élasticité de la demande par rapport aux prix). En général les prix et les quantités demandées varient en sens inverse car lorsque le prix monte les quantités demandées sont plus faibles. La connaissance des élasticités/prix permet à l'entreprise de fixer son prix de façon à obtenir la plus grande part de marché et/ou le plus grand bénéfice.
Dans cette optique la connaissance des zones d'acceptabilité et des prix psychologiques joue un rôle important.
Le prix d'acceptabilité ou prix psychologique est un prix que le plus grand nombre de consommateurs est disposé à payer. Il est généralement estimé après une enquête auprès de ces consommateurs.
Il faut savoir également qu'il existe des seuils psychologiques formés par les prix ronds et des prix jamais ronds ou prix rompus ou encore prix magiques. Exemple : 7,99 Euro ou 2999 F CFA par exemple. Le franchissement d'un seuil psychologique fait chuter la demande.
3° L'approche par la concurrenceL'idée est ici de se référer aux prix pratiqués par les concurrents. Lorsqu'il existe un leader sur le marché ou lorsqu'il existe un prix de marché certaines entreprises sont souvent amenées à positionner leurs prix et peuvent alors choisir soit de vendre plus cher (stratégie d'image) soit de vendre moins cher (guerre de prix).
4° La pratique de prix différenciésLes entreprises pratiquent parfois des prix différents pour un même produit : en fonction des quantités commandées, ou de la qualité des clients (commerçants, particuliers), ou des régions de vente, etc. Dans le domaine des services il peut exister des critères plus subtils tels que la période de vente (hôtellerie, transports, cinémas, etc.), la catégorie du client (cinémas) ou même le comportement d'achat (location de voitures). Les limites de ces pratiques sont commerciales et légales. Commercialement il ne faut pas que les clients qui payent moins cher fassent fuir les autres. D'un point de vue légal les prix constituent un domaine très réglementé.
5° Le prix du produit nouveauIl existe trois stratégies de prix pour une entreprise lors du lancement d'un produit sur le marché :
La
stratégie de pénétration qui correspond à fixer un prix inférieur à ceux pratiqués par la concurrence (considérée comme de la publicité déguisée).
La stratégie d'alignement qui correspond au fait de fixer des prix égaux à la concurrence et enfin.
La
stratégie d'écrémage qui a pour but de fixer un prix supérieur à la concurrence (recherche qualitative).
Cliquez pour voir le tableau :
La notion de prix réel et sérieuxPour qu'une vente soit valable, il faut que le prix soit réel et sérieux.
Le prix réel et sérieux est une notion juridique selon la quelle, le prix (ou la rémunération) de la vente d’un produit ou d’une prestation doit être déterminé et désigné par les parties au contrat. Cette notion prend en compte la vente réalisée à un
prix symbolique, même augmenté d'une
contrepartie en nature.
Il convient tout d'abord de rappeler que la conclusion du contrat (et pas seulement en droit commercial) repose sur le
principe du consensualisme. Ce qui signifie que le contrat est formé et existe dès lors que les parties ont échangé leur consentement sur les deux éléments essentiels que sont la "chose" et le "prix". Si l'on traduit cela en langue droit du commerce la chose est la prestation intellectuelle ou technique, la mission et plus généralement le bien demandé au vendeur.
Ainsi sur la base de ce principe il suffit que les parties soient d'accord sur ces éléments (objet du contrat et prix) pour que le contrat existe, l'écrit n'est pas nécessaire. Attention cela ne signifie pas que le contrat n'est pas utile, bien au contraire, mais il n'est pas indispensable. Le problème qui peut naître de l'absence d'écrit est celui de la preuve de l'existence de la relation et surtout du contenu.
1° Prix déterminé et désigné par les parties : - Le résultat d’un consensus;
- Le prix connu des deux parties ;
- L’adhésion à un prix préfixé ou affiché.
2° Prix symbolique :Prix inférieur à la valeur de la transaction (une unité de prix nominal).
3° Prix augmenté d'une contrepartie en nature :
Contreparties sous forme d’un bien additif ou d’une prestation additive à l’objet de la transaction.
La notion de juste prixPour certain, le juste prix est une notion théorique et virtuelle plus proche de la valeur(estimation) que du prix (de marché).
Le juste prix serait, selon les approches :
• le prix potentiel estimé à partir d'éléments considérés objectifs (coût, utilité, rareté, etc.),
• un substitut du prix de marché quand il n'existe pas de marché organisé donnant une référence fiable sur le prix d'équilibre entre offre et demande ;
• le prix souhaitable en fonction d'appréciations considérées éthiques ;
Pour les actifs financiers, concernant la relation entre le juste prix et le prix de marché, il y a deux approches :
• l'
hypothèse d'efficience du marché qui considère que les deux concordent ;
• et la
finance comportementale qui note des écarts pouvant être importants et durables entre les deux.
Même si les prix déterminent le niveau des ventes et la rentabilité commerciale, ils doivent être arrêtés "
au plus juste" dans un univers économique où :
• l'offre est de plus en plus diversifiée géographiquement ;
• le consommateur expert du zapping;
• la concurrents est de plus en plus vive et tout azimut;
• le cycle de vie extra-court des produits.
De ce fait, il est certain que l'un des aspects les plus compliqué du commerce extérieur demeure la politique de prix. Même si nous arrivons à connaître les niveaux de prix sur les marchés internationaux, nous restons toujours face au dilemme des prix globaux ou des prix locaux. Ce qui est certain, un prix mal fixé est dans l'absolu cause l'échec sur les marchés internationaux.
La rareté fait le prix des choses.
PétroneDans le monde, on cache le ciel et l'enfer : le ciel, parce que si on en connaissait la beauté on voudrait y aller à tout prix ; l'enfer, parce que si on en connaissait les tourments, on voudrait les éviter coûte que coûte.
Le curé d'Ars